Thanksgiving : Les Origines

Thanksgiving a presque autant d’importance que Noël aux États-Unis.

Chaque année, le quatrième jeudi de novembre, les Américains se réunissent en famille autour d’un repas.

Cette tradition remonterait à 1621 lorsque les colons anglais, arrivés à Plymouth dans le Massachusetts, partagent un repas avec les Amérindiens après le rude hiver qu’ils viennent de passer.

Revenons sur l’histoire de cette fête.

Qui sont ces Colons anglais appelés les puritains ?

Au XVIIe siècle des puritains d’Angleterre cherchant à fuir les persécutions de l’Eglise d’Angleterre, partent pour la Hollande. Cependant, ils craignent une « hollandification » petit à petit et souhaitent préserver leur culture.

Ils partent donc en Amérique pour y fonder une société idéale. En 1620 ils embarquent sur deux navires : Le Mayflower et le Speedwell. Le Speedwell fera demi-tour car il est en mauvais état.

Le Mayflower arrive début décembre dans le village de Patuxet dans le Massachusetts, village peuplé par les Amérindiens : les Wampanoags. Les puritains renommeront ce village Plymouth.

 

La rencontre entre les puritains et les Wampanoags

Selon les récits, les puritains sont des personnes qui ont voyagé de nombreuses semaines, qui sont à bout de force lorsqu’ils débarquent et qui reçoivent de l’aide de la part des populations locales.

Toujours selon les récits, un habitant Amérindiens du village de Patuxet parlait anglais car il avait été kidnappé plusieurs années plus tôt et vendu comme esclave puis ramené en Nouvelle-Angleterre. Il servira donc d’interprète entre les deux clans et facilitera les négociations concernant l’installation des puritains sur leur terre.

Les Wampanoags décident de faire des puritains leurs alliés contre un autre peuple amérindien avec lequel ils sont en conflit. Ils apprennent beaucoup aux puritains sur la région et les cultures comme celle du maïs, la chasse et la pêche, l’utilisation des plantes…

À l’automne 1621, alors que la moitié les colons avait succombé durant le très rude hiver, les survivants décident d’organiser une célébration avec les récoltes abondantes de l’été.

La fête durera 2 ou 3 jours durant lesquels les amérindiens se joindront aux puritains.

L’aspect religieux de la célébration est très important pour les puritains. Ils veulent remercier le Seigneur de leur avoir permis de survivre, de leur avoir permis des récoltes importantes, et d’avoir mis les Wampanoags sur leur chemin grâce auxquels ils ont beaucoup appris.

 

Le terme de Thanksgiving n’est pas utilisé à l’époque mais cette célébration est qualifiée d’action de grâce

Les récits concernant cette célébration organisée par les puritains ne sont retrouvés qu’en 1840 et 1850. Les Américains n’en avaient donc pas connaissance et ne célébraient donc pas cet événement.

Cependant, un peu partout aux États-Unis, et notamment en Nouvelle-Angleterre, de nombreuses actions de grâce (thanksgiving) ont lieu afin de remercier le Seigneur : en Nouvelle-Angleterre on célèbre le jour des ancêtres : le débarquement du Mayflower. Durant la révolution américaine, le congrès invoque le Seigneur pour les mener à l’indépendance.

Le premier « Thanksgiving day » au niveau national est décrété par George Washington en 1789. Il souhaite faire une action de grâce afin de remercier Dieu d’avoir accordé la liberté aux Américains. D’autres actions de grâce sont proclamées par d’autres présidents sans qu’aucune date ne soit ancrée.

Ce n’est qu’en 1863 que Thanksgiving est proclamée fête fédérale par Abraham Lincoln qui invoque l’aide du Seigneur en pleine guerre de Sécession pour que les Américains sortent de cette crise qui fait plus de 600 000 morts.

C’est au XIXe siècle que le menu de Thanksgiving commence à être formalisé. La dinde est aujourd’hui un des principaux emblèmes tout comme la tarte au potiron (pumpkin pie), cependant elle n’a jamais été mentionnée avec insistance dans les récits des puritains.

 

La date du quatrième jeudi de novembre n’est fixée qu’en 1939 sous la présidence de Franklin Roosevelt

Depuis, plus de 45 millions de dindes sont dégustées chaque année à l’occasion. Mais grâce à Kennedy qui en sauva une par compassion, chaque année la tradition veut que le président des États-Unis gracie une dinde.

De nos jours, de nombreux citoyens remettent en question Thanksgiving. Rappelons qu’à la fin du XIXe siècle, les colons ont massacré les bisons dont dépendait la survie des amérindiens, et expropriés ces derniers. La brutalité de l’expansion des Colons vers l’Ouest a été considérablement minimisée. Mais la tradition de Thanksgiving est profondément ancrée dans la culture américaine et continue de se perpétuer.

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